Elle est la première femme et la première anglophone à prendre la tête de la Commission de l'Union africaine. Mais Nkosazana Dlamini-Zuma est d'abord une femme politique d'expérience, une grande habituée des arènes internationales. A 63 ans, l'ancienne chef de la diplomatie sud-africaine, ex-épouse du président Jacob Zuma, est considérée comme une dame de fer, dont l'efficacité est reconnue.
Deux zones se disputaient le prestigieux poste : l’Afrique centrale avec le candidat du président sortant, le Gabonais Jean Ping, et l’Afrique australe avec la candidature du ministre sud africain de la Justice, Mme Zuma. Après les deux premiers tours, aucun des deux candidats n’a obtenu la majorité des deux tiers, mais Mme Zuma était devant. Au troisième tour, elle n’avait pas pu réunir 33 voix. Le quatrième tour s’imposait donc car elle n’avait pas rassemblé les 34 voix nécessaires pour une majorité qualifiée. Le règlement intérieur de l’Union africaine dit que quand un tel scénario se présente, le candidat en tête se présente seul au quatrième tour. C’est ce que les dirigeants africains ont fait en retirant la candidature du Gabonais. Seule en lice, la Sud-africaine a pu réunir 37 voix et remporter le scrutin à la satisfaction générale de la délégation sud africaine et de ses souteneurs.
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