lundi 6 mai 2013

Ndèye Coumba Fall:« La femme de Balla Gaye II m’avait prêté son pagne lors qu’on m’avait……… »


Le 03 mai est dédié aux journalistes pour rendre hommage à ses soldats de l’information morts aux fronts. C’est également une occasion pour ceux présents de témoigner des difficultés de ce métier. Ndèye Coumba Fall a ému plus d’un à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée au siège de Breda/UNESCO.
« Parler sans crainte ». Pour Ndèye Coumba Fall, le thème du vingtième anniversaire de la  journée mondiale de la presse a bien servi de mur de lamentations.
La  voix frémissait lorsqu’elle a commencé son témoignage. Ndèye Coumba est journaliste de la presse sportive au quotidien Stades. Mieux, elle couvre la lutte avec frappe. Ce qui n’a pas été facile. « en 2004, lors du combat Baboye contre Moustapha Gueye, on m’avait interdit d’accéder aux lutteurs parce qu’on disait que je suis une femme. Et que je pouvais gâcher leur préparation mystique », s’est-t-elle rappelé.  
Cette Albert Londres de la lutte était bien plus qu’une passionnée. Mieux, elle vivait ce sport au quotidien pour avoir épousé un lutteur de l’écurie Fass. « Cela m’a coûté beaucoup dans l’exercice de mon métier. J’étais perçue comme espionne à chaque reportage. C’était pas facile », a-t-elle confié sous un regard épaté des panélistes. Aujourd’hui ce n’est qu’un vieux souvenir car  elle a divorcé de son « m’beur » (terme wolof signifiant lutteur). Egalement, elle ne couvre plus jamais les combats de lutte.
Le 03 mai, journée dédiée aux journalistes ayant perdu leur vie au prix d’informer, a une ambiance bien particulière au siège de BREDA/UNESCO, ce matin. Tellement, la journaliste a fait des révélations. Elle a fait part des difficultés que rencontrent les journalistes pour la production de l’information.  « Une fois nous étions en route pour Kaolack quand des bandits ont arrêté notre véhicule. J’étais enceinte de trois mois. J’étais  ventre plat à même le sol. Deux de mes consœurs ont été touchés par  les tirs des malfaiteurs », a-t-témoigné la journaliste quotidien sportif Stades. Selon les panélistes, vingt-un journalistes sont morts durant ces dix dernières années en Afrique sud saharienne. Pour cette année, le thème retenu est : « parler sans crainte : assurer la liberté d’expression dans tous les médias ».
Ndèye Coumba Fall évoque ses expériences avec émotion. Parfois,  le métier de journaliste pour une femme peut tourner au cauchemar. « Après le combat opposant Balla Gaye II à Tyson, je m’étais rendue chez le vainqueur, Balla pour mesurer l’ambiance. Soudain il y a coupure d’électricité. Des inconnus m’ont agressé physiquement et ont déchiré mes habits. C’est la femme de Balla Gaye II qui m’avait prêté son pagne », confie-t-elle.







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