Malgré une brillante carrière, Didier Drogba a enchaîné les échecs sur la scène internationale. Après avoir perdu cinq finales, Coupe d'Europe et CAN confondues, l'attaquant de Chelsea rêve de briser la malédiction, ce samedi soir face au Bayern Munich.
Didier Drogba le reconnaît, il a «vécu beaucoup de désillusions» en Coupe d'Europe. Son parcours, aussi riche soit-il, reste entaché de ses échecs à répétition sur la scène internationale. En 2004, il découvrait les joutes continentales avec Marseille. Pour se hisser jusqu'en finale et finalement s'incliner devant Valence (0-2). Nouvelle déconvenue en 2008, face à Manchester United en finale de la Ligue des champions (1-1, 4 t.a.b 5). Un revers d'autant plus difficile à effacer qu'il restera marqué par son expulsion, lui qui avait asséné une gifle à Nemanja Vidic. «Bien sûr qu'on ne peut pas oublier, admet l'attaquant ivoirien. Mais il faut aussi apprendre de cette expérience.»
«Faire en sorte que celle finale soit la bonne»
Comme lors du succès face à Barcelone en demi-finale, match où il avait fait de sa rancoeur un atout. Décisif sur tous les fronts, l'ancien Marseillais s'était mué en véritable guerrier. Pour apaiser ses blessures et soigner une plaie douloureuse depuis 2009, année de l'élimination en demi-finale face aux Blaugrana (0-0, 1-1) au terme d'une double confrontation ternie par plusieurs polémiques. Dans un discours sobre et teinté d'humilité, l'Ivoirien l'avoue, il a désormais «conscience de combien il est difficile d'atteindre une finale.»

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