Luis Moreno Ocampo, le patron de la Cour pénale internationale, a décidé de passer à la vitesse supérieure dans sa traque du président soudanais. En effet, relève Le Pays au Burkina, « le juge argentin dont le nom fait frémir beaucoup de chefs d’Etat africains, notamment ceux qui ont les doigts tachés de sang, propose de couper l’aide des Etats qui acceptent d’accueillir Omar el-Béchir. Voilà qui est bien clair et qui traduit la ferme volonté d’Ocampo de brandir le scalp du président soudanais avant de passer le témoin à son adjointe, la Gambienne Fatou Bensouda. Il en a fait le combat de sa vie, Béchir étant devenu le plus grand trophée qu’il convoite. Il écume de rage quand il voit Béchir parader aux côtés d’un autre chef d’Etat à l’étranger. »
Il faut dire qu’Omar el-Béchir, sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour génocide au Darfour depuis 2009, continue de voyager sur le continent ou encore au Moyen Orient, comme si de rien n’était.
En effet, pointe L’Observateur, toujours au Burkina, « certains pays africains et arabes, pourtant signataires de Traité fondateur de la CPI, n’ont jamais coopéré avec cette dernière. L’Union africaine a d’ailleurs clairement indiqué qu’elle n’exécuterait pas le mandat d’arrêt visant Béchir. Dans ces conditions, la CPI, qui n’a pas de police, ne peut rien faire si les Etats ne veulent pas l’aider dans ses missions. »
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire